Les répercussions de l’électrification dictée par les politiques au Canada

Aujourd’hui au Canada, on entend de plus en plus parler d’électrification. Toutefois, peu d’analyses ont été réalisées à ce jour sur les coûts globaux, les exigences du réseau, les avantages et les répercussions des politiques à ce sujet. Pour faire la lumière sur les répercussions de l’électrification, l’Association canadienne du gaz (ACG) a demandé à ICF d’entreprendre une étude globale pour nous aider à comprendre les exigences et les répercussions d’une telle stratégie d’électrification dictée par les politiques sur l’industrie canadienne du gaz naturel et sur les consommateurs canadiens.

Partant d’hypothèses biaisées en faveur de l’électrification (qu’une technologie avancée sera disponible, que le passage à cette technologie sera rapide, que les augmentations de coûts seront faibles, que la fiabilité du réseau ne sera pas compromise, etc.), l’étude porte ensuite sur l’évaluation de quatre scénarios. Les faits saillants peuvent être trouvés dans la figure 1.

L’électrification dictée par les politiques pourrait faire grimper le coût total de l’énergie entre 580 milliards de dollars à 1,4 trillion de dollars sur une période de 30 ans, soit entre 2020 et 2050.

Figure 1 – Étude sure les implications de l’électrification dictée pas les politiques par ICF


Faits sur le gaz naturel :

Plus de 570 000 kilomètres d’infrastructures souterraines de transport et de distribution et d’installations de stockage pour acheminer le gaz naturel d’un bout à l’autre du pays à plus de 7.1 millions de clients.

Les ménages qui utilisent le gaz naturel pour le chauage des locaux et de l’eau réalisent des économies de l’ordre de 2 000 $ par année comparativement aux ménages qui utilisent le propane, l’électricité et le mazout pour les mêmes applications.

Le gaz naturel est un allié important pour l’électricité issue de sources renouvelables, car il permet une production rapide d’énergie. De plus, les gaz renouvelables représentent une part croissante de l’offre.

La consommation de gaz naturel croît plus rapidement que celle de toute autre source d’énergie au pays.

L’Office national de l’énergie prévoit que le gaz naturel répondra à près de 40 % de nos besoins énergétiques d’ici 20 ans.