Réflexions sur les perspectives énergétiques mondiales : un entretien avec Maria van der Hoeven

Maria van der Hoeven, Executive Director of IEA

Maria van der Hoeven, directrice exécutive de l’AIE

Maria van der Hoeven est une politicienne néerlandaise d’expérience qui est devenue directrice exécutive de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en 2011. L’agence a été créée en 1974 en vue d’aider les 29 pays membres (tous des pays membres de l’OCDE) à s’ajuster au choc pétrolier de cette décennie. Bien que cela demeure un aspect clé de l’activité de l’AIE, l’organisation mène des recherches sur toutes les facettes de l’énergie, conseille les membres et les non-membres également sur la politique énergétique, a jeté des ponts diplomatiques importants avec les producteurs de l’OPEP et a collaboré avec des nations non membres grandes productrices et consommatrices d’énergie, comme la Russie, le Brésil, la Chine, l’Indonésie et l’Afrique du Sud.

Mme van der Hoeven a siégé pendant de nombreuses années au Parlement néerlandais et a occupé des fonctions de ministre titulaire de plusieurs portefeuilles importants avant sa nomination à l’AIE. Sous sa supervision, l’AIE a approfondi son attention à l’égard du lien entre l’énergie et le climat, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, de l’innovation et des technologies, ainsi que de la sécurité énergique pour tous, y compris pour ceux qui ont le plus difficilement accès aux services. En reconnaissance de ses efforts dans ce dernier domaine, elle a été invitée à faire partie du conseil consultatif de l’initiative « Énergie durable pour tous » de l’ONU.

Alors que Mme van der Hoeven arrive au terme de son mandat de quatre ans à titre de directrice exécutive, la publication Énergie lui a posé large éventail de questions relatives à l’énergie. Deux des événements les plus marquants, de la dernière décennie, ont été la volatilité des prix du pétrole et la conversion au gaz naturel, qui sont attribuables en grande partie aux réserves non classiques et à la technologie du GNL. Elle donne son avis sur ces sujets et sur d’autres encore.

« L’Australie, le Canada et les États-Unis ont pris les devants dans l’expansion du commerce mondial du GNL».

« L’Australie, le Canada et les États-Unis ont pris les devants dans l’expansion du commerce mondial du GNL».

Quel est le point de vue de l’AIE sur l’incidence de la production non classique de gaz naturel sur le commerce mondial du GNL?

Notre rapport de 2015 sur les perspectives à moyen terme du marché du gaz sera lancé dans le cadre du Congrès mondial du gaz qui aura lieu à Paris, le 4 juin (à noter: cette entrevue a été dirigée avant que le rapport soit publié). Pour le moment, je dois donc m’en remettre au rapport de l’an dernier. Ce que nous avons constaté alors c’est que l’Australie, le Canada et les États-Unis ont pris les devants dans l’expansion du commerce mondial du GNL, qui devrait croître de 40 % pour atteindre 450 milliards de mètres cubes d’ici 2019. Dans le rapport de l’an dernier, nous avons également déclaré que nous nous attendions à ce que la moitié de l’ensemble des nouvelles exportations de GNL provienne de l’Australie, alors que l’Amérique du Nord représenterait près de 8 % du commerce mondial du GNL d’ici 2019.

Estimez-vous que le gaz non classique jouera un rôle plus important dans le mélange énergétique et si oui quand?

À l’extérieur de l’Amérique du Nord, la Chine demeure le principal producteur de gaz non classique et la principale source de croissance. À la lumière des objectifs du 12e plan quinquennal, la Chine veut accroître sa production de gaz de schiste à 6,5 milliards de mètres cubes d’ici 2015 et à entre 60 et 100 milliards de mètres cubes d’ici 2020. L’atteinte de l’objectif à court terme semble réaliste, mais l’objectif de 2020 constitue encore un véritable défi. Au début du mois d’avril, l’AIE a organisé un forum sur le gaz non classique en Chine, et j’ai eu le privilège d’y participer. Il me semblait évident d’après les discussions que la Chine se heurte à de nombreux obstacles – notamment en ce qui concerne l’eau, la tarification et la réglementation – car elle entend pleinement exploiter son gaz de schiste. Nous ne devons cependant jamais sous-estimer la détermination de la Chine à atteindre ses objectifs, et il s’agit d’un objectif crucial pour le gouvernement.

Les marchés du gaz ont eu un caractère essentiellement régional, mais croyez-vous que les approvisionnements en gaz non classique permettront de créer un marché mondial du GNL, comme le marché du pétrole?

Absolument. Nous entrons dans l’ère d’un accroissement considérable de l’efficacité des marchés du gaz naturel, avec des avantages supplémentaires pour la sécurité énergétique.

« D’ici 2019, le GNL représentera 11 % de la demande totale de gaz ».

Quelles sont vos prévisions relatives aux GNL par région?

D’ici 2019, le GNL représentera 11 % de la demande totale de gaz. Le commerce mondial du GNL commencera à augmenter considérablement en 2016, étant donné qu’une part importante des projets de GNL australiens en construction seront mis en exploitation, et la première unité d’exportation du GNL des États-Unis commencera également sa mise en service. La majorité des volumes supplémentaires seront avalés par la demande asiatique, principalement en Chine et dans d’autres pays d’Asie non membres de l’OCDE où la demande de GNL devrait doubler. La demande de GNL dans les pays européens faisant partie de l’OCDE devrait aussi augmenter, en raison d’une chute de la production intérieure d’environ 25 milliards de mètres cubes d’ici 2019; ce volume sera principalement couvert par les importations de GNL.

Les prix du pétrole ont chuté, tout comme ceux du gaz naturel au cours de la dernière décennie. Quelle est l’incidence sur les entreprises, les gouvernements et l’économie mondiale?

« En 2016, une part importante des projets de GNL australiens en construction seront mis en exploitation ».

« En 2016, une part importante des projets de GNL australiens en construction seront mis en exploitation ».

J’ai tendance à laisser aux collègues d’autres organisations, comme le FMI (Fonds monétaire international), le soin de répondre aux questions au sujet des conséquences macroéconomiques de la baisse des prix du pétrole. Je peux toutefois parler de l’incidence de la baisse des prix du pétrole sur la décarbonisation. S’il est vrai que la chute des prix du pétrole peut profiter aux consommateurs et à l’économie mondiale, elle peut aussi encourager une plus grande utilisation des combustibles fossiles et ainsi nuire aux efforts visant à rendre le système énergétique de notre planète plus durable. Les décideurs du monde entier peuvent empêcher cette situation de se produire en tirant parti de la diminution des prix du pétrole pour apporter des changements significatifs à la manière dont nous fixons le prix de l’énergie. Deux options viennent spontanément à l’esprit.

La première est de supprimer les subventions à la consommation de combustibles fossiles. En 2013, les gouvernements du monde entier ont consacré 550 milliards de dollars à ces subventions, qui encouragent la production de déchets. Il est difficile de reformer de tels programmes de subvention, car les coûts à court terme imposés à certains groupes de la société peuvent être lourds et inciter à l’opposition politique. Mais une telle opposition est peut-être plus discrète maintenant, dans le contexte actuel de la réduction des prix du pétrole, qu’elle ne l’aurait été il y a un an à peine.

De même, les décideurs des pays grands consommateurs d’énergie devraient profiter de l’effondrement du marché du pétrole pour imposer la fixation du prix du carbone, des taxes sur le carbone ou des mandats de carburants à faible teneur en carbone, ou pour renforcer les dispositifs existants. De telles mesures encourageraient une utilisation plus efficace de l’énergie, donneraient une impulsion aux arguments économiques en faveur du captage et du stockage du carbone, et stimuleraient l’utilisation de sources d’énergie à faible teneur en carbone, comme les énergies renouvelables et nucléaires. De plus, des taxes plus élevées sur les carburants pour le transport contribueraient au financement de la recherche, du développement et de la démonstration dans le domaine de l’énergie propre. Si de tels dispositifs sont conçus de manière appropriée et mis en place dans un contexte de baisse des prix du pétrole, l’inconfort économique peut être réduit au minimum. En effet, de nombreuses études semblent indiquer que des retombées économiques nettes peuvent être engendrées.

Les prix remonteront-ils à des niveaux élevés et, dans l’affirmative, quand?

On me pose souvent cette question, et nous ne faisons pas de prévisions de prix à l’AIE. Cela dit, notre plus récent rapport mensuel sur le marché du pétrole (avril 2015) brosse un tableau d’un marché qui n’est pas encore pleinement en équilibre. La croissance des approvisionnements des États-Unis ne ralentit pas significativement et les stocks de pétrole brut ont atteint des niveaux élevés record. L’OPEP ne réduit pas sa production. C’est une situation intenable.

L’accès à une énergie à prix abordable est essentiel au développement mondial, mais environ 1,3 milliard de personnes n’ont pas accès à l’électricité et environ 2,6 milliards de personnes ne disposent pas d’appareils de cuisson salubres et peu polluants. Plus de 95 % de ces personnes se trouvent soit dans les pays de l’Afrique subsaharienne ou soit dans les pays en développement de l’Asie, et 84 % vivent dans des régions rurales. Pensez-vous que le fait que les principaux combustibles comme le gaz et le pétrole soient plus abordables peut aider et est-ce que les gouvernements peuvent faire quelque chose pour aider à en tirer profit?

« Environ 1,3 milliard de personnes n’ont pas accès à l’électricité et environ 2,6 milliards de personnes ne disposent pas d’appareils de cuisson salubres ».

« Environ 1,3 milliard de personnes n’ont pas accès à l’électricité et environ 2,6 milliards de personnes ne disposent pas d’appareils de cuisson salubres ».

L’AIE, dans le cadre de ses « Perspectives énergétiques mondiales », met l’accent depuis 15 ans sur la question cruciale de l’accès à l’énergie. Au cours de ces années, il y a eu des périodes où les prix de l’énergie étaient relativement bas et relativement élevés. Malgré cela, il reste encore une population nombreuse sans accès à des services énergétiques modernes, ce qui freine le développement social et la croissance économique mondiale. Les politiques et les programmes que les pays mettent en place sont d’une importance primordiale. À titre d’exemple, des subventions relatives aux combustibles fossiles existent dans de nombreux pays qui ont également des problèmes d’accès à l’énergie. De telles subventions peuvent sembler bien intentionnées, mais peuvent en fait s’avérer un moyen très coûteux et inefficace de favoriser l’accès à l’énergie. En pareil cas, un contexte de baisse des prix du pétrole offre une occasion de reformer les subventions, comme l’Inde, l’Indonésie et d’autres pays l’ont fait, et d’utiliser les économies réalisées pour favoriser l’accès à l’énergie de façons plus efficaces et efficientes. Comme de nombreux pays l’on déjà prouvé, les obstacles à la réalisation de l’accès universel à des services énergétiques modernes sont surmontables et les avantages liés à la réussite sont énormes.

Durant votre affectation à l’AIE, vous avez souvent parlé du rôle des énergies renouvelables. Quelle sera l’incidence de la baisse des prix du pétrole et du gaz sur les perspectives des énergies renouvelables?

« Les énergies renouvelables joueront un rôle croissant dans le portefeuille de technologies ».

« Les énergies renouvelables joueront un rôle croissant dans le portefeuille de technologies ».

Dans l’ensemble, la stabilité et la prévisibilité des cadres politiques et des marchés comptent davantage pour un investissement dans les énergies renouvelables à haute intensité de capital que les fluctuations à court terme des prix du pétrole et du gaz.

Bien entendu, les énergies renouvelables ne sont pas encore concurrentielles dans toutes les situations, et il se pourrait qu’une baisse durable des prix du pétrole sur une longue période puisse accroître l’incertitude politique et amène des investisseurs à retarder certains investissements dans les énergies renouvelables. Mais il est clair que ce n’est pas le moment pour les décideurs de perdre de vue la perspective générale : les énergies renouvelables seront appelées à jouer un rôle croissant dans le portefeuille de technologies nécessaires pour améliorer la sécurité énergétique et l’accès à l’énergie tout en luttant contre les changements climatiques.

Les politiques sur les énergies renouvelables devraient s’abstenir de fournir des incitatifs économiques importants destinés à créer les conditions de marché pour encourager la concurrence et l’innovation, et réduire le coût de financement. Et, comme je le mentionnais plus tôt, la chute des prix du pétrole donne aux décideurs une excellente occasion pour commencer à adopter une forme quelconque d’établissement du prix pour le carbone et pour éliminer progressivement les subventions aux combustibles fossiles, qui demeurent des obstacles importants au déploiement de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables et des autres technologies d’énergie propre.

Quel est l’état de l’innovation et de la commercialisation dans le secteur de l’énergie aujourd’hui?

Il n’est pas nécessaire d’examiner longuement le système énergétique pour comprendre l’importance cruciale que joue l’innovation. Dans le secteur du gaz, il suffit de penser au remplacement de l’éclairage au gaz par les ampoules électriques, au remplacement ultérieur de la plupart des centrales électriques au charbon par les TGCC et au remplacement aujourd’hui de l’essence par le gaz naturel dans certains secteurs de la flotte de véhicules. Une chaîne d’innovations incroyables dans le secteur de l’énergie est à l’avant-garde de la transformation sociale et économique depuis plus d’un siècle, et il est très encourageant de voir les progrès accomplis aujourd’hui par la photovoltaïque et la fracturation hydraulique, pour n’en citer que deux. Personne ne devrait s’étonner des innovations continues en matière de technologies énergétiques des grandes entreprises et des entrepreneurs. Le prix pour inventer une batterie, une turbine ou un compteur plus intelligent est énorme; il suffit de regarder la taille du marché!

Il ne faut toutefois pas relâcher nos efforts. Nous nous fixons des objectifs en matière d’environnement et d’accès à l’énergie qui reposent sur de meilleures technologies. Aujourd’hui, les dépenses annuelles de R-D énergétique sont estimées à 50 milliards de dollars américains, dont le tiers en fonds publics. Doubler ce niveau de financement, comme cela a été recommandé, exige que les gouvernements et le secteur privé travaillent en étroite collaboration et mettent davantage l’accent sur les technologies à faible émission de carbone.

Les projets de R-D seuls ne suffisent pas pour transformer des idées des nouvelles technologies en produits commerciaux, les gouvernements ont toutefois un rôle essentiel à jouer pour créer les débouchés commerciaux initiaux qui envoient un signal aux innovateurs et stimulent l’investissement. Le soutien au déploiement des énergies renouvelables a atteint 121 milliards de dollars américains en 2013, et, même s’il n’a pas toujours été efficacement ciblé, ce soutien a transformé les perspectives du marché de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire au point qu’elles sont aujourd’hui la source d’énergie la plus abordable dans un certain nombre de régions. Ce résultat, inconcevable il y a seulement une dizaine d’années, est attribuable au pouvoir de l’innovation, et je suis heureuse de dire que les innovations sont le point central de notre nouveau livre intitulé Energy Technologies Perspectives, publié le 4 mai.

« Il n’est pas nécessaire d’examiner longuement le système énergétique pour comprendre l’importance cruciale que joue l’innovation ».

L’innovation permet une utilisation du gaz naturel comme carburant de transport à faible émission dans les applications intégrées des technologies, comme m-PPCE, et dans les applications de conversion des technologies, comme la conversion d’électricité en gaz. Quelle est votre vision à long terme des applications du gaz?

« L’innovation permet une utilisation du gaz naturel pour le transport ».

« L’innovation permet une utilisation du gaz naturel pour le transport ».

Je suis d’avis que l’utilisation du gaz dans le secteur des transports est en plein essor. Dans de nombreux pays, les gouvernements et les entreprises prennent des initiatives pour stimuler ces développements. Nous constatons que l’industrie automobile met également au point des voitures en mesure d’être alimentées au gaz. On s’attend également à des développements dans le secteur maritime; en raison des règlements internationaux sur les oxydes d’azote et de soufre, l’utilisation du gaz augmentera. Les innovations dans ce secteur ne se limitent toutefois pas au secteur des transports. Par exemple, dans l’Europe du Nord-Ouest nous avons pu voir des innovations comme « la conversion d’électricité en gaz » pour faire un usage optimal de la production d’énergies renouvelables et des réseaux de gazoducs existants. La conversion d’électricité en gaz (souvent abrégé P2G en anglais) est une technologie qui consiste à convertir l’électricité en un carburant gazeux qui peut être injecté dans le réseau de pipeline. Ce type de développement illustre l’importance grandissante de ce carburant dont l’utilisation ne se limite pas à un seul secteur.

Les marchés mondiaux de l’énergie demeurent vulnérables aux tensions géopolitiques et aux catastrophes naturelles. Que peut-on faire pour parer aux imprévus?

Les gouvernements doivent veiller à ce que les politiques d’intervention d’urgence en vigueur demeurent efficaces en mettant régulièrement à l’épreuve leurs plans et en effectuant une analyse prospective des nouveaux risques qui surgissent pour faire évoluer ces politiques d’atténuation. Les gouvernements ne peuvent toutefois pas le faire isolément, les entreprises individuelles sont donc chargées de s’assurer de disposer de plans efficaces de poursuite des activités.

Les marchés de l’énergie se mondialisent de plus en plus, nous devons donc coopérer à l’échelle internationale et travailler de façon constructive avec les nouveaux pays émergents consommateurs d’énergie afin d’élaborer des politiques appropriées d’intervention d’urgence pour aider à atténuer l’incidence des perturbations de l’approvisionnement dans nos économies interdépendantes.

« Je suis d’avis que l’utilisation du gaz dans le secteur des transports est en plein essor ».

Quelles technologies, situations géopolitiques ou autres variables éventuelles risquent de totalement perturber vos modèles et vos prévisions?

« À l’heure actuelle mon attention est attirée par les technologies de stockage ».

« À l’heure actuelle mon attention est attirée par les technologies de stockage ».

Comme vous le savez, il est pratiquement impossible d’élaborer des prévisions précises à long terme avec un certain degré de confiance. Il y a trop de variables dont il faut tenir compte. C’est la raison pour laquelle à l’AIE, nous limitons nos prévisions à moyen terme, ou, en d’autres termes, jusqu’à une période de cinq ans. Par ailleurs, nous recourons à l’analyse de scénarios : nous produisons plusieurs scénarios, chacun avec un ensemble différent d’hypothèses et de résultats escomptés.

Maintenant, s’il est quasi impossible d’élaborer des prévisions à long terme, il est encore plus difficile de prévoir les technologies perturbatrices qui font mentir vos prévisions! Ce que je peux affirmer, toutefois, c’est qu’à l’heure actuelle mon attention est attirée par les technologies de stockage. Le prix des panneaux solaires a baissé, et l’énergie solaire est maintenant concurrentielle avec la production classique d’électricité à partir de combustibles fossiles dans de nombreux marchés, du Moyen-Orient à l’Amérique du Nord. Toutefois, l’énergie solaire reste limitée comme technologie en raison de la rotation de la Terre : dès le coucher du soleil, l’électricité doit provenir d’une autre source. La mise au point de batteries très bon marché capables d’emmagasiner une grande quantité d’énergie solaire produite au cours de la journée pourrait changer radicalement la donne.

Diane Francis, envoyée spéciale, National Post, et auteure de « Merger of the Century: Why Canada and America Should Become One Country ».