Faire avancer les technologies propres dans l’industrie canadienne du gaz naturel

D’importants efforts sont déployés pour faire progresser encore davantage les technologies propres dans l’industrie du gaz naturel, grâce à une coopération sans précédent entre les services publics en aval et les producteurs de gaz naturel en amont dans le domaine de l’innovation.

Le Fonds Gaz naturel financement innovation (FGNFI) a annoncé récemment que sept producteurs canadiens de gaz naturel – Birchcliff Energy Ltd, Canadian Natural Resources Limited, Chevron Canada Limited, Perpetual Energy Inc., PETRONAS Energy Canada Ltd, Shell Canada Energy et Tourmaline Oil Corp. – sont maintenant partenaires et unissent leurs efforts pour promouvoir les nouvelles technologies propres qui permettront la commercialisation, améliorer le rendement environnemental et réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le secteur énergétique canadien.

« D’importants efforts sont déployés pour faire progresser encore davantage les technologies propres dans l’industrie du gaz naturel ».

Ils se joignent aux cinq investeurs initiaux des services publics de gaz naturel en aval – ATCO Gas Ltd, Enbridge Gas Inc., FortisBC Energy Inc., Pacific Northern Gas Ltd et SaskEnergy – qui investissent déjà dans des solutions de distribution et de consommation en aval.

« Le développement et l’application novatrice d’une technologie en constante amélioration grâce au FGNFI permettront au Canada d’élargir son rôle de chef de file mondial dans l’industrie du gaz naturel » [traduction], a déclaré Mike Rose, président et chef de la direction de Tourmaline Oil Corporation. « Le gaz naturel à combustion plus propre représente une remarquable possibilité d’amélioration économique et environnementale pour Tourmaline, le Canada et le monde. » [traduction]

Le FGNFI a été créé par l’Association canadienne du gaz en 2016 pour combler ce qui constituait une lacune en matière de développement technologique dans le secteur et faire en sorte que l’industrie demeure concurrentielle face aux innovations qui se produisent ailleurs, par exemple dans les énergies renouvelables et l’électrification.

 

 

« À une époque où la technologie est devenue le catalyseur des progrès exponentiels de notre industrie, nous sommes ravis de participer à une initiative qui vise la diversité des idées et offre une plateforme de partage de solutions » [traduction], a déclaré Mark Fitzgerald, président et chef de la direction de PETRONAS Canada, investeur du FGNFI.

Pour John Adams, directeur général du FGNFI, le modèle collaboratif place le fonds dans une catégorie à part entière.

« C’est certainement un moment historique sur le front de l’innovation, affirme M. Adams. À ma connaissance, à aucun moment au Canada, ni ailleurs dans le monde, les producteurs de gaz naturel en amont et les services publics de gaz naturel ne se sont réunis sous un même toit pour collaborer et promouvoir des solutions novatrices en matière de technologies propres tout au long de la chaîne de valeur. » [traduction]

Les résultats parlent d’eux-mêmes. En un peu plus de deux ans, des subventions de neuf millions de dollars de l’industrie ont été approuvées aux fins de financement dans le cadre de notre processus d’examen par les pairs de l’industrie – auquel participent tous les investisseurs du FGNFI – afin de faire progresser 44 projets de technologies propres offrant des solutions pour le gaz naturel en aval.

Plus de 150 demandes de solutions de technologies propres pour le gaz naturel ont été générées par des appels de propositions concurrentiels (volets 1 à 3) et jumelées à certains travaux existants de l’Association canadienne du gaz (ACG); la demande a été « formidable », affirme M. Adams.

Le quatrième et dernier appel de demandes de financement, qui s’adresse cette fois aux petites et moyennes entreprises et aux entreprises en démarrage de développement technologique offrant des solutions de technologies propres pour la production de gaz naturel, est maintenant terminé et les évaluations des propositions sont en cours.

Cet appel de fonds et les initiatives à venir bénéficient maintenant de l’appui du gouvernement fédéral et de certains gouvernements provinciaux. Ressources naturelles Canada (RNCan), Emissions Reduction Alberta (ERA), Alberta Innovates (AI) et l’Innovative Clean Energy Ice Fund de la province de la Colombie-Britannique envisageront accorder un financement conjoint aux demandeurs du FGNFI dont les projets promettent des réductions importantes des émissions de GES au Canada.

« Notre comité d’investissement se penchera sur les projets de technologies propres à un stade avancé qui sont sur le point d’être commercialisés dans le cadre de ce quatrième volet, explique M. Adams. Nous appuyons jusqu’à 25 % du financement des projets admissibles, et c’est là que nos partenariats fédéraux et provinciaux peuvent aider à combler certaines des lacunes de financement pour les bons candidats. » [traduction]

L’argent pour les investissements dans les projets du FGNFI provient des investisseurs de l’industrie eux-mêmes, dont les représentants mettent en commun leurs ressources, leurs connaissances et leur expertise afin de choisir les meilleures technologies propres au Canada pour mener des essais sur le terrain.

« Tous nos investisseurs participent et tous ont leur mot à dire, précise M. Adams. Nous décidons en tant que groupe quelles sont nos priorités au début du processus, puis nous évaluons vers la fin, au cours de la phase de gestion de projet, quelle technologie vaut le plus la peine et nous donnera le meilleur rendement en innovation. » [traduction]

Les entreprises de technologies propres sont également examinées de près, en tenant compte de facteurs comme la force de l’équipe de direction, les avantages environnementaux potentiels, leur modèle d’affaires prévu lorsque la technologie sera éventuellement commercialisée et leur capacité financière à faire avancer le projet.

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande de gaz naturel devrait augmenter de 43 % d’ici 2040, et le moment ne pourrait être mieux choisi pour le FGNFI.

« Il s’agit d’un combustible émettant moins de GES que le charbon, et l’AIE estime que le gaz naturel pourrait remplacer le charbon pour la production d’électricité et contribuer ainsi à réduire les émissions de GES » [traduction], a déclaré l’agence dans une prévision industrielle pour 2018.

En même temps, des innovations comme le forage horizontal pour capter des sources de gaz non classiques et rentables ont entraîné une recrudescence de l’offre.

« C’est un endroit formidable pour construire à partir de ça, mentionne M. Adams. Avec l’entrée en vigueur des règlements fédéraux et provinciaux visant à réduire les émissions de méthane provenant de la production pétrolière et gazière en amont de 45 % d’ici 2025, nous serons en mesure d’examiner un large éventail de technologies qui ouvriront la voie à la conformité en capturant et en réduisant les contaminants atmosphériques ventilés de façon économique. » [traduction]

« De plus, nous disposons d’une liste de technologies propres – y compris la réduction potentielle des émissions dans le transport de marchandises et le transport longue distance – qui, nous en sommes convaincus, apportera des avantages environnementaux à l’industrie. » [traduction]

Les efforts déployés jusqu’à présent donnent un aperçu du potentiel du FGNFI.

« Les initiatives en matière de technologies propres sont des facteurs importants pour stimuler l’économie et créer des emplois ».

L’an dernier, le Fonds a permis de verser plus de 379 000 $ à la société ontarienne Pond Technologies pour la mise au point d’un système qui capte les émissions industrielles de gaz naturel et les convertit en une précieuse biomasse d’algues.

La technologie de capture et d’utilisation du carbone (CUC) de Pond vise à générer des revenus, les algues cultivées à l’usine de Markham étant vendues comme suppléments de santé naturels, colorants alimentaires haut de gamme, ou comme source de protéines durables pour la consommation humaine ou animale.

Une autre entreprise ontarienne, NextGrid Inc., a reçu 375 000 $ en investissements du FGNFI pour financer le développement d’un système résidentiel de production combinée de chaleur et d’électricité (PCCE).

Le système utilise un raccordement au gaz naturel qui peut produire 100 % des besoins en chauffage, en eau chaude et en électricité d’une maison, tout en réduisant considérablement les émissions de GES et en remplaçant le chauffe-eau ainsi que la chaudière dans une résidence canadienne typique.

Dans l’ensemble, outre les avantages évidents pour l’environnement, les initiatives en matière de technologies propres sont des facteurs importants pour stimuler l’économie et créer des emplois.

« Comme nous le savons, les projets de développement et de démonstration peuvent rester sur une étagère et ne jamais être mobilisés en raison de besoins de financement non satisfaits ou de l’adoption par le marché, explique M. Adams. Grâce au FGNFI, les entreprises de technologies propres peuvent atténuer les risques liés à leurs technologies, miser sur la commercialisation, augmenter leurs ventes et croître, car nos investisseurs représentent aussi, comme il se doit, la phase d’adoption du marché. Et bien sûr, les entreprises en croissance génèrent plus d’emplois et plus d’investissements. » [traduction]

De plus, investir dans l’innovation canadienne est toujours une bonne idée, ajoute Michael Crothers, président et président du conseil national de Shell Canada. « Le gaz canadien a le potentiel de remplacer les sources d’énergie à plus forte intensité de carbone, tant au Canada qu’à l’étranger, explique M. Crothers. Le FGNFI est une invitation ouverte aux entrepreneurs à nous aider à améliorer la performance environnementale de notre secteur. » [traduction]

Pour obtenir plus de détails sur le FGNFI et les sociétés de son portefeuille, visitez http://www.ngif.ca/fr/

Dennis Lanthier est un écrivain primé et un spécialiste des communications d’entreprise. il compte près de vingt ans d’expérience dans les domaines du pétrole et du gaz. Il a obtenu un Gold Quill de l’Association internationale des professionnels en communication en 2011 pour la création d’un magazine distribué aux employés et aux retraités de TransCanada Pipeline. Dennis est maintenant rédacteur indépendant et travaille avec plusieurs associations de l’industrie pétrolière et gazière dans le secteur de lénergie.